CrossFit Rowing : 6 Tips pour la performance (2/3)

Deuxième épisode de la trilogie consacrée à cette machine aussi efficace que diabolique, le Rameur ! 

Depuis le premier article, vous avez eu sept jours pour aller à la salle, muni de votre papier et de vos calculs, pour trouver votre Damper idéal. Nul doute que désormais, régler le rameur sera une partie de plaisir.

Cet article regroupe lui également deux notions fondamentales pour être efficace sur le Concept 2. Nous avons donc dans un premier temps surtout parlé de la machine elle-même, il est maintenant temps de parler de votre technique.

Le mouvement de rameur est complexe, et peut se diviser en plusieurs parties bien distinctes. Chaque partie a ses spécificités et son importance. C’est bien connu, une chaîne possède la force et la résistance de son maillon le plus faible, il vous faudra donc être performant sur chaque maillon de la chaîne pour que votre mouvement soit le plus efficient possible.

Une des particularités de l’efficacité du rameur réside dans le timing que vous allez donner à votre mouvement :

3 – L’ORDRE DES CHOSES

Faire les choses dans le bon ordre. Cela peut paraître enfantin, mais c’est une chose extrêmement difficile à mettre en place. Prenez le mouvement du Thruster. Lors de ce mouvement, il faut accorder une attention particulière à vos hanches, qui doivent être en extension complète avant que vos bras et vos épaules n’entrent en action. Si vous levez la barre trop tôt, l’énergie produite par les hanches sera incomplètement exploitée et votre mouvement n’en sera que moins efficace. C’est exactement le même cas de figure pour le rameur.

Faisons d’abord un retour sur les différentes phases qui composent notre mouvement sur le C2, avec les termes anglais, histoire de participer à votre culture anglophone 🙂 :

1/ The Catch

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The Catch

C’est le départ de votre mouvement. Le moment où votre corps est le plus près de votre machine. Vos jambes sont repliées, vos talons sont légèrement décollés de vos cales, vous tenez fermement votre manche, bras tendus et votre dos est plat, et en position « 13h » (lorsque l’on vous regarde de profil droit). Plus vous aurez de mobilité au niveau de votre bassin et de votre dos, plus vous pourrez vous pencher, rapprocher votre manche du ventilateur et ainsi tirer profit d’une plus grande amplitude.

2/ The Drive

C’est la phase d’effort durant laquelle vous déploierez toute la puissance nécessaire à un mouvement efficient. Dès le départ de la position Catch, vos talons s’ancrent dans les cales, vous poussez sur vos jambes, puis votre dos passe en position « 11h » et enfin vos bras terminent le mouvement en se fléchissant et en approchant le manche de votre buste.

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The Drive

3/ The Finish

C’est la position d’arrivée de votre Drive. Vos jambes sont en extension complète, votre buste légèrement penché vers l’arrière et vos bras sont fléchis. Le manche est tout proche de vos abdominaux supérieurs.

The Finish

The Finish

4/ The Recovery

Comme son nom l’indique, c’est la phase dédiée à la récupération. Elle démarre donc de la position Finish pour se terminer à la position Catch. Les phases qui composent The Recovery sont exactement les mêmes, dans l’ordre inverse, que celles composant votre Drive.

JAMBES / DOS / BRAS

Une fois ces différentes phases énoncées, il convient de mettre en avant le timing de votre mouvement. La règle est simple : Un groupe musculaire ne se met pas en action tant que le travail du groupe précédent n’est pas complètement terminé.

Vous vous rappelez de l’exemple du Thruster ? Et bien c’est la même règle qui doit être appliquée ici. De la position Catch, vos jambes démarrent le mouvement, et sont en action pour produire environ 80% de la puissance nécessaire à votre Stroke (coup de rame).

Respectez cette règle : Une fois et une fois seulement que vos jambes sont en extension complète, votre dos se met en action !

Les jambes en extension complète avant le mouvement du dos.

Les jambes en extension complète avant le mouvement du dos.

Il en va de même pour la transition entre le mouvement de votre dos, et celui de vos bras. Une fois votre dos en position 11h alors vous démarrerez la flexion de vos bras pour approcher le manche de votre buste.

Terminer le mouvement du dos, avant de fléchir les bras.

Terminer le mouvement du dos, avant de fléchir les bras.

Votre mouvement de bras doit être rapide. Il sert uniquement à « terminer » le mouvement, dirigez donc le manche d’un geste énergique, vers vos abdominaux supérieurs. Ne cherchez pas à gagner absolument de l’amplitude sur cette phase. Monter le manche trop haut reviendra à solliciter inutilement vos épaules, tandis que trop se pencher vers l’arrière vous fera dépenser énormément d’énergie pour vous redresser. Il n’y a qu’un seul moyen de produire plus de puissance : Pousser plus fort sur les jambes ! Vous devez également garder en tête que la chaîne reliant la machine à votre manche doit rester de préférence à l’horizontal pendant toute la durée du mouvement. Monter le niveau des mains, surtout à l’approche de votre Finish, produira un axe de travail non efficient.

Trop de sollicitation pour vos épaules, pour un gain faible d'amplitude.

Trop de sollicitation pour vos épaules, pour un gain faible d’amplitude.

Enfin, dernière règle de cette partie, lors de votre phase retour qu’est le Recovery, chaque étape doit être de nouveau respectée, avec un ordre strictement à l’inverse de celui employé lors de votre Drive. Vos bras se tendent de façon énergique, puis votre dos se redresse et s’avance légèrement, et enfin vos jambes se fléchissent pour atteindre votre position de départ, le Catch. 

Pour pouvoir vous entraîner efficacement, n’hésitez pas à passer du temps sur chaque phase. Enchaînez plusieurs flexions/extensions de jambes (une dizaine) en gardant vos bras tendus et votre buste légèrement penché vers l’avant. Puis ajoutez-y le mouvement de dos, que vous répéterez également une dizaine de fois et terminez enfin le mouvement complet en y ajoutant le mouvement de bras. Même si votre niveau au rameur est bon, revenir parfois sur les fondamentaux peut s’avérer très utile pour corriger d’éventuelles mauvaises habitudes.

4 – PAS DE PAUSE CAFE

En tous cas, pas tant que vos fesses sont en contacts avec le siège de votre Concept 2!

C’est un défaut que beaucoup de CrossFitters font. Il est légitime de penser que si l’on place un temps de récupération en bout de mouvement, alors on aura plus d’énergie pour pousser lors de la phase d’efforts. La conséquence est que l’on voit bon nombre de Roweurs marquer un temps d’arrêt lors du Finish, parfois de plusieurs secondes…

C’est une erreur…

C’est une erreur pour plusieurs choses,

La première est que le mouvement possède déjà une phase de récupération. Oui, vous avez facilement deviné, The Recovery ! C’est cette phase qui doit vous servir à reprendre votre souffle, c’est cette phase qui doit se faire plus lentement pour permettre à vos muscles de se préparer au mieux pour le prochain Drive. C’est son rôle, et votre performance dépendra aussi de votre capacité à respecter le rôle de chaque phase.

La deuxième, nous l’avons déjà abordée lors du précédent article, la machine prend en compte trois paramètres pour transformer votre mouvement en performance sur le cadran (l’amplitude de votre mouvement, l’accélération du ventilateur et sa vitesse moyenne). Marquer un temps d’arrêt en bout de mouvement fera ralentir le ventilateur, ce qui certes, donnera une accélération plus importante (pour le peu que vous dépensiez plus d’énergie que nécessaire), mais qui fera descendre la vitesse moyenne de votre machine. Ce que vous gagnerez en accélération, vous le perdrez en énergie et en vitesse moyenne. L’équation est simple, lorsque l’on perd plus que l’on ne gagne, cela s’avère simplement inutile.

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En résumé, vos jambes marquent un temps d’arrêt, mais juste le temps nécessaire à votre buste et à vos bras de produire leur part de travail. Idem pour votre buste, qui s’immobilisera le temps de la flexion et de l’extension de vos membres supérieurs.

La récupération à sa place, et la pause café après votre entraînement !

J’espère que ces deux nouvelles astuces vous seront utiles. Elles prendront plus de temps que les deux premières à être mises en place et donc à produire leurs effets, tout simplement parce qu’elles agissent sur des paramètres techniques. Mais faîtes-moi confiance, elle sont autant, voire plus importantes encore que les paramètres de réglages de votre rameur et vous feront gagner bien plus de temps, pour peu qu’elles soient automatisées grâce à votre entraînement.

Dans quelques jours, les deux dernières astuces , dont une, utilisées par l’élite, et qui j’en suis persuadé, vous fera établir un nouveau record personnel, surtout sur les courtes distances (500 à 2000) utilisées lors de vos Wod !

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A très bientôt sur un Concept 2… ou ailleurs !

Damien Stymans

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CrossFit Rowing : 6 secrets pour la performance (1/3)

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24 Juillet 2013, Jason Khalipa et Sam Briggs remportent le premier event 100% Rameur de l’histoire des CrossFit Games : For Time : 2,000 & 21,097 m Rowing. 

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24 Mars 2014, pour la première fois dans l’histoire des Opens, le rameur est inclus dans une épreuve qui combinera 5 exercices différents. 

Fort de la mise en avant et du quasi monopole de la marque référence Concept 2, le rameur prend une part de plus en plus importante dans l’entraînement des CrossFitters. Bien entendu, c’est loin d’être un hasard.

Le rameur est, avec l’AirDyne, l’appareil cardio d’intérieur le plus complet qui existe. C’est bien simple, en plus de l’évident travail de votre appareil cardiovasculaire, l’activité concernera également certains grands groupes musculaires (cuisses, fessiers, dos, biceps) et en sollicitera ,dans le même temps, bien d’autres (épaules, abdominaux…) , si bien que durant le mouvement, aucun de vos muscles ne se reposera complètement.

Même si forcément, ramer sur un C2 (Concept 2) ne procurera jamais les mêmes sensations qu’en plein air, son objectif est de reproduire avec le plus de fidélité possible l’effort généré par la pratique de l’aviron. En tant que CrossFitter, ses utilisations sont multiples : Echauffement, Buy-in &/ou Buy-out, élément d’un WOD, ou encore entraînements spécifiques vous fourniront un panel quasi-illimité d’activités sur ce seul appareil.

Mais forcément, la grande efficacité du rameur a un prix : sa difficulté !

Reprenons comme exemple l’épreuve 14.4 des Opens de cette année 2014 avec le Chipper suivant :

AMRAP 14 MINUTES
60 CALORIES ROW
50 TOES TO BAR
40 WALL BALLS
30 CLEANS
20 MUSCLE – UPS

La difficulté va bien entendu d’abord être physique. Ramer pendant environ 2 minutes à une intensité soutenue vous fera grimper le cœur, et sollicitera un grand nombre de groupes musculaires, ce qui apportera son lot de fatigue au moment d’enchaîner sur le deuxième exercice. Mais ce n’est pas tout, car la deuxième difficulté consistera à prendre la décision de l’effort que vous vous apprêtez à produire sur le rameur. Si vous y mettez une intensité max, vous grillerez énormément de réserves énergétiques, votre coeur grimpera en flèche et vous accumulerez dès le premier atelier les lactates qui vous font tant souffrir. A l’inverse, si vous tentez de gérer l’effort sur cette partie du WOD, certes, vous attaquerez les Toes-to-bar plus facilement, mais peut être en ayant accumulé un retard irrattrapable sur les autres concurrents (ou sur un chrono bien meilleur que vous auriez pu produire).

De mauvais réglages, un rythme trop ou pas assez rapide, un Drag (voir ci-après) mal ajusté ou encore une mauvaise technique sont autant d’autres facteurs aggravant votre efficience.

Voici donc les deux premiers conseils d’une liste qui en comptera 6 au total.
Ces astuces vous seront utiles, quel que soit votre niveau et vous permettront à coup sûr, d’être bien meilleur sur le C2. Certaines vous feront gagner du temps instantanément, d’autres seront à travailler et vous rendront plus fort après quelques entraînements. Dans tous les cas, préparez vous à exploser vos temps sur cette redoutable machine !

1 – AJUSTEZ VOTRE DAMPER

Commençons donc par le chapitre le plus technique.

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Le Damper est le système qui permet de régler la quantité d’air qui sera brassée dans le ventilateur. Le Drag, quant à lui, est la petite molette qui permet d’effectuer ces réglages (sur les Concepts 2, cela va de 1 à 10). Plus le Damper est élevé, plus il y a d’air dans le ventilateur et plus il est difficile de donner un mouvement à celui-ci. Plus le Damper est faible, avec par exemple, le Drag réglé sur 1, moins il y a d’air dans la machine. Le ventilateur tournera donc plus facilement à pleine vitesse.

Beaucoup confondent le Damper avec une quelconque résistance.

C’est une erreur.

La résistance est construite par l’athlète lui même. Plus vous mettrez de force pour faire tourner le ventilateur, plus il y aura de résistance.

Il est aussi important de souligner une loi fondamentale pour bien comprendre le rôle du Damper et le fait que cela n’ait rien à voir avec la résistance : La vitesse à laquelle vous aurez bouclé votre distance ne dépendra pas de votre capacité à ramer vite, mais de votre capacité à produire de la puissance, et pour cela, trois paramètres sont pris en compte par la machine : La vitesse moyenne du ventilateur, son accélération à chaque mouvement et l’amplitude du mouvement lui-même. 

Ce qui veut dire, contrairement à ce que l’on croit que si un athlète veut faire un super temps sur une distance donnée, et qu’il place le Drag sur 1, il lui sera beaucoup plus difficile de produire une accélération puisque la vitesse de la machine sera régulièrement élevée. Il lui faudra donc utiliser beaucoup plus de force.

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OK ! Prenons comme métaphore deux voitures qui se baseraient sur les mêmes paramètres qu’un Concept 2 pour déterminer la puissance générée. La première produit toutes les 3  secondes une accélération de 50 à 90 km/h tandis que la deuxième produit toutes les 3 secondes une accélération de 90 à 100 km/h. Certes, en vitesse de pointe, la seconde gagne, mais si, comme en rameur, nous prenions en compte l’accélération, alors ce serait la première qui gagnerait puisqu’elle générerait beaucoup plus de puissance !

Vous me suivez ? 

Parlons maintenant du réglage de votre Drag. Comment le régler pour générer le maximum de puissance ? Et bien c’est simple et compliqué à la fois car cela dépend de chaque athlète (« cela dépend », réponse préférée de tout coach qui se respecte 🙂 )

On ne parle pas ici de facteurs morphologiques, pas question de parler de taille, de poids, de la couleur du short, etc etc, ceux qui pensent cela font une erreur. On parle de votre capacité à générer de la puissance (encore une fois) couplée à la distance de votre exercice. Pour souligner et résumer l’influence de cette dernière, disons que si votre distance à parcourir est de 500 m votre Damper pourra être plus élevé que si vous aviez 10 km à parcourir. C’est d’une logique implacable mais il fallait le souligner.

Donc, comme le réglage dépend de chaque athlète, il vous faudra faire des tests pour déterminer votre Damper idéal.

Le meilleur test a été mis au point par Shane Farmer, membre de la Team Invictus et spécialiste chez CrossFit Rowing. C’est à lui que je dois toute ma formation au Rameur, et c’est son exercice qui m’a le plus aidé à choisir mon Damper idéal (et accessoirement à booster mes perfs).

Shane Farmer

Shane Farmer

Le TABATA Rowing pour déterminer votre Damper. 

Et oui, vous avez tout à fait compris. La méthode Tabata vous sera très utile pour pouvoir régler votre machine et voici la mise en place :

La méthode Tabata est une méthode par intervalles qui consiste en 8 périodes de travail de 20 secondes, entrecoupées de récupération de 10 secondes (ici, la récupération sera active avec un rythme lent) pour une durée totale de 4 minutes par Tabata. 
Il vous faudra tester pas moins de 5 Dampers différents et quasi-aléatoire. De plus, il vous faudra caser le Damper le plus élevé au milieu de vos séries, ce qui veut dire au Tabata numéro 3.

Voici les Dampers selon les séries :

Tabata n°1 : Drag 3
Tabata n°2 : Drag 5
Tabata n°3 : Drag 10
Tabata n°4 : Drag 7
Tabata n°5 : Drag 1

Si vous avez déjà fait le calcul, la somme de ces Tabata vous fera travailler pendant pas moins de 20 minutes ! N’hésitez pas à prendre autant de récupération que vous le voulez entre chaque Tabata.

Prenez maintenant une feuille de papier, un stylo et une calculatrice avant de vous y mettre. Calculez votre poids de corps en pounds (multipliez le par 2,2). Le chiffre que vous obtenez sera la valeur, en watts, à laquelle vous devrez régler votre mouvement durant les premières 20 secondes de chaque Tabata. Pour les 6 suivants, il vous faudra alors ajouter 10% de cette valeur au chiffre de l’intervalle précédent. Et enfin pour le dernier intervalle de 20 secondes, pas de limites, il vous faudra tout donner !

Voici un exemple pour une personne de 80 kilos.

Poids en pounds : 80 x 2,2 = 176

Voici donc les valeurs de vos 8 intervalles pour vos Tabata, en Watts :

1 – 20 secondes à 176 Watts
10 secondes de repos actif avec un mouvement lent
2 – 20 secondes à 176 + 17,6 (Arrondi à 18) = 194 Watts
10 secondes de repos actif avec un mouvement lent
3 – 20 secondes à 194 + 18 = 212 Watts
10 secondes de repos …
4 – 20 secondes à 212 + 18 = 230 Watts
10 secondes de repos …
5 – 20 secondes à 230 + 18 = 248 Watts
10 secondes de repos …
6 – 20 secondes à 248 + 18 = 266 Watts
10 secondes de repos …
7 – 20 secondes à 266 = 18 = 284 Watts
10 secondes de repos …
8 – 20 secondes à fond !!
Autant de repos que souhaité avant le Tabata suivant

Armé de votre papier, vous pouvez désormais vous installer sur votre rameur et régler le programme qui vous permettra de pouvoir effectuer votre séance :

Appuyez sur « Nouvel entraînement », « Intervalle Temps », Régler la période d’activité sur 20 secondes et la période de repos sur 10 secondes. Il ne vous reste plus qu’à vous lancer pour huit intervalles!

Une fois vos 5 Tabatas effectués, allez faire un tour dans la mémoire de votre appareil et voyez quel Damper vous aura permis de générer le plus de Watts au total durant les 4 minutes de chaque Tabata. La valeur la plus élevée vous donnera alors le réglage de votre Drag idéal. C’est aussi compliqué simple que cela !

N’oubliez pas cependant que ce Drag idéal pourra être modifié en fonction de la distance à parcourir et de la configuration du Wod (de ce que vous mettrez avant ou après le rameur si c’est en association avec d’autres mouvements). Baissez le Drag si la distance à parcourir est très longue ou si vos muscles ont été en grande activité juste avant et à l’inverse, montez le un peu si vous démarrer par le rameur ou si la distance à parcourir est courte.

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Toujours là ?

2 – POUSSEZ AVANT DE TIRER

On a l’habitude d’associer le rameur à un exercice de tirage car sur la fin de chaque Drive, le dos et les biceps sont en action, pour rapprocher le manche de votre buste.

C’est une erreur.

Ce qui donnera la puissance, ce qui déterminera si votre temps sera bon ou mauvais, c’est votre capacité à produire de la puissance et cette puissance ne dépend que d’une seule chose : vos cuisses. 

80% du travail lors de votre Drive se fera grâce à vos cuisses. Le mouvements du dos, et celui des bras ne sont là que pour terminer le travail, pour apporter un peu plus d’amplitude, en aucun cas pour générer plus de puissance.

Démarrez votre mouvement de poussée en plaquant les talons dans les cales, servez-vous de l’entière surface de vos pieds pour produire le maximum de puissance et surtout, adoptez une amplitude maximale lors des mouvements de vos membres inférieurs.

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Je vous laisse le temps de digérer cette masse d’informations et de la mettre en pratique. Dans quelques jours, la deuxième partie de cet article avec les astuces 3 et 4 (« Chaque chose en son temps » & « Pas de pause café ») !

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Damien Stymans

Les 5 meilleurs sites de recettes Végétaliennes

Quand on choisit le mode de vie Vegan, ce n’est généralement pas sur un coup de tête.

L’alimentation est un immense chantier car notre société est solidement ancrée dans une sélection de non-sélection (tout est bon, tout est nécessaire). Passer d’un régime omnivore à un régime végétalien peut s’avérer très difficile, surtout si, comme moi, votre point de départ est un joyeux mélange d’habitudes carnivores dans lesquelles seuls les patates et les steaks ont leur place.

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Recommandations standards de notre société

D’abord, qu’est ce qu’être Végétarien, Végétalien, Vegan ? 

– Les végétariens suppriment de leur alimentation la chair animale. Plus de viande donc mais également de poissons, de crevettes, d’huîtres etc etc. (Car oui, ce sont des animaux 🙂 )

– Les végétaliens, quant à eux, ne consomment pas dans leur alimentation, de produits issus de l’exploitation animale. Viennent donc s’ajouter à la suppression de la chair animale, la suppression des produits laitiers, des œufs et du miel. (Les anglo-saxons ne font pas de différences de sémantique entre Végétaliens et Vegans)

– Les Vegans ont adopté un mode de vie avec un respect total vis à vis de tous les animaux vivants sur Terre. Ils choisissent donc le mode d’alimentation végétalien, et vivent également avec le soucis de ne pas nuire aux autres espèces. Exit donc le port du cuir, la visite au pénitencier au zoo ou encore la sortie au cirque.

 

L'alimentation Vegan expliquée.

L’alimentation Végétalienne expliquée.

Quant aux termes de fusions entre plusieurs modes d’alimentation, du genre « pesco-ovo-cirquo-végétalien », ils ne sont là que pour rassurer quelques âmes pas encore suffisamment sensibilisées pour franchir le pas. Soit vous faîtes partie d’une des trois catégories, soit si vous avez un doute, c’est que vous faîtes partie de celle du dessus. (Au dessus du végétarien se trouve l’omnivore).

Après ces quelques précisions qui, j’en suis certain, vous auront été très utiles, il est important de mettre en avant deux erreurs qui sont communément faites par les personnes souhaitant changer en mieux leur alimentation (surtout celles devenant végéta*iennes).

– Erreur #1 : Ne pas manger suffisamment de calories ! 

Et oui, on enlève les choses les plus caloriques pour les remplacer par des aliments bien meilleurs pour la santé et qui la plupart du temps, sont beaucoup moins gras et moins sucrés!

400 Calories

400 Calories

 

– Erreur #2 : Manger toujours la même chose ! 

C’est un piège courant qui amène à une idée erronée selon laquelle les végétaliens sont des personnes frustrées ne mangeant que trois feuilles de salades et quelques carottes.

Pour la première erreur, il vous appartient de doser comme bon vous semble vos apports quotidiens. Vous mangerez plus souvent et en plus grande quantité, en ayant pourtant un apport calorique semblable à ce que vous aviez auparavant.

Pour l’erreur #2, laissez moi vous aider un peu.

Je sais à quel point c’est important d’avoir de l’inspiration pour que la cuisine soit toujours autant un plaisir, pour que le moment du repas vous procure un grande satisfaction et que vous ne regrettiez jamais les choix que vous avez fait concernant vos changements d’alimentation.

Je vous ai donc sélectionné 5 sites web regorgeant de bonnes idées, de recettes et pouvant éveiller vos 5 sens. Parfois les recettes sont très faciles à appliquer, parfois elles sont un peu plus sophistiquées, mais dans tous les cas, vous aurez là de quoi manger un plat différent chaque jour, jusqu’à la fin de votre vie (qui sera grâce à votre changement d’alimentation, bien plus longue 😉 )

Voici donc les 5 sites que je vous ai choisis :

#1 GreenCuisine.fr

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Cuisine Vegan, et surtout, cuisine gourmande !

Parfait quand vous voulez invitez des amis qui vous chambrent sans cesse en pensant que manger Vegan, c’est manger trois feuilles de chou et basta… Ils seront repus, pour leur plus grand bonheur.

#2 Pigut.com

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Gâteaux au chocolat, recettes sans gluten, desserts délicieux… What else?

Ah oui !!! Cerise sur le gâteau à la cerise, quelques réflexions sur le mode de vie Vegan.

Pour les curieux, c’est un blog très sympa pour comprendre comment on peut en arriver à prendre une décision autant importante que courageuse.

Mon préféré, sans aucun doute !

#3 Allrecipes.fr

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Ce n’est pas à proprement parlé un site dédié aux végétaliens, mais un rubrique existe spécialisée existe bien. Et quelle rubrique ! Pas moins de 661 recettes répertoriées ! C’est à dire deux recettes par jour pendant quasi 11 mois sans jamais manger deux fois la même chose. C’est ce qui fait la force de ce site où chaque internaute peut poster ses propres recettes. Un système de notation est mis en place et les recettes sont classifiées par durée de mise en place, et par difficultés.

Le site le plus pratique.

#4 Lili’s Vegan Kitchen

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Un site très complet, avec de nombreuses rubriques et une classification qui peut s’avérer très utile, surtout pour les sportifs souhaitant prendre soin de leur ligne (IG Bas). De l’apéro au dessert, vous trouverez de tout et surtout vous apprécierez la qualité des explications et des photos. Un conseil : essayez le Hachis Parmentier « Butternut/Pommes de Terre ».

Après l’avoir goûté, vous rangerez soigneusement le lien du site dans vos favoris.

#5 Dans la cuisine {Végétalienne} de Djanisse

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Alors là, nous sommes dans le haut-niveau. Envie d’une gourmandise? Le muffin sans gluten double chocolat et amandes vous comblera. Vous recevez ? Allez jeter un oeil sur les verrines concombres et feta végétale, vous ne le regretterez pas. Vous voulez savoir ce que sont les « must-have » qu’une personne en transition doit avoir dans ses placards? Cet article est fait pour vous.

Bref, c’est à mon avis, le site que vous consulterez le plus souvent.

Que vous soyez omnivores curieux, végé en transition ou Vegans convertis, il est toujours bon d’avoir un maximum d’outils pertinents pour, d’une part, être bien informés et d’autres parts, avoir toutes les cartes en main pour réussir et ne jamais avoir de faiblesses. Ne pas manger de viande n’est pas synonyme d’anémie, de carences ou de maigreur. Savoir que notre repas ne contient que des plantes est gratifiant et motivant. Que vous ayez juste envie de découvrir ou de faire découvrir la cuisine végéta*ienne, ou que vous soyez en transition ou définitivement convertis, ces liens sauront vous être utiles chaque jour, pour que vos repas restent un moment de plaisirs, de partages et de joie.

Damien Stymans

6 raisons pour lesquelles une femme doit essayer le CrossFit

« Soulever des poids, c’est pour les hommes. »

ou encore

« Les muscles, c’est pour les mecs. »

Malheureusement, encore de nos jours, nous entendons ou lisons régulièrement ce genre de clichés. Ces phrases traduisent deux erreurs qui sont communément faites par énormément de personnes s’intéressant de près ou de loin au monde du fitness.

La première est de croire que la pratique régulière du fitness transformera votre corps en lui faisant prendre plusieurs kilos de muscles au point de vous faire perdre votre féminité. Si cette appréhension est légitime, sachez tout d’abord que plus votre masse sèche augmente, plus vous brûlerez de calories et ferez descendre votre taux de masse grasse. Sachez ensuite que ce n’est pas parce qu’un muscle se voit plus, qu’il est beaucoup plus gros. Effectivement, le fait que le taux de masse grasse baisse, fera que  le muscle sera plus dessiné et donc plus visible… mais pas forcément beaucoup plus volumineux !

Lauren Fisher

Passé ces premières appréhensions, avant de signer votre abonnement, j’imagine que beaucoup de questions concernant les effets d’une pratique sportive vous passent par la tête. Bah oui, faire du sport, c’est bien, mais ça coûte du temps ET de l’argent.

Si je vous dis qu’un sport peut changer votre vie en agissant sur votre physique, bien sûr, mais aussi sur votre humeur, votre ouverture d’esprit, vos relations avec votre entourage, votre santé et bien d’autres choses?

Vous m’avez compris. Ce sport existe, et c’est le CrossFit.

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Pas convaincues ?

Hey, les filles, si vous hésitez quand même à vous y mettre, ou même à juste essayer le sport du fitness, j’ai peut-être la solution. Qui de mieux pour convaincre une femme, que d’autres femmes ?

Voici quelques témoignages de CrossFitteuses Françaises, de profils complètement différents, qui après avoir essayé cette discipline, ne peuvent tout simplement plus s’en passer.

Mesdames, que peut apporter le CrossFit dans votre vie ?

 

1 – DE LA CONFIANCE EN VOUS

Yulia Hrypas - CrossFit Six Fours

Yulia Hrypas – CrossFit Six Fours

« Après huit mois de pratique, je considère le CrossFit comme une des plus importantes découvertes de ma vie. Tout a commencé avec quelques Burpees dans une salle de gym, puis avec l’ouverture de CrossFit Six-Fours. »
« Je suis passionnée par cette activité, car elle me fait vivre des moments intenses chaque jour. Je suis plus sérieuse, plus organisée dans ma vie de tout les jours, plus attentive et plus positive envers moi-même. On travaille dur, on transpire , on progresse petit à petit . A 36 ans, je n’aurais jamais pensé être capable de pratiquer une activité sportive de façon si régulière. Après chaque WOD (Entraînement du jour), je rentre chez moi épuisée , mais tellement satisfaite. »
« Le CrossFit me rend heureuse , dynamique, bien « dans ma peau » et plus forte. Je ne déprime plus pour un kilo ou une ride de plus . J’avance l’esprit tranquille, je suis contente de moi car je donne mon maximum à chaque séance. Quand j’entre dans la salle, je suis pleine de confiance, et c’est grâce au CrossFit. »

Yulia Hrypas, 36 ans, CrossFit Six Fours

 

2.1 – DES CHANGEMENTS PHYSIQUES

Nelly Ryckman-Levy

Nelly Ryckman-Levy

« Je pratiquais des activités physiques régulières mais j’ai littéralement eu un coup de foudre pour cette discipline . Le principe de proposer des exercices très variés issus de la gymnastique , des sports de force, de l’athlétisme et surtout, changeant à chaque séance a été adopté immédiatement. Je pratique depuis octobre 2013 le CrossFit à raison de trois à quatre sessions par semaine. »
« J’ai constaté durant ces quelques mois un remodelage du corps et une diminution du tour de hanche et des cuisses. La masse musculaire s’est développée surtout au niveau du dos, des bras et des cuisses, qui se sont raffermies. J’ai pris un kilo sur la balance, mais il n’y a aucun doute, j’ai perdu de la masse grasse et gagné de la masse sèche. »
« Les effets que j’ai pu observer sont une amélioration de mon endurance. J’ai désormais la capacité de faire des courses alors que je n’ai jamais eu d’entraînement spécifique. J’ai aussi observé une augmentation de la force : en 9 mois je passe d’un Deadlift (Soulevé de terre) de 50 kgs à 80 kgs ( objectif 100 en octobre 2014). »

Nelly Rickman-Levy, 49 ans, CrossFit CrossWarriors (Montévrain)

2.2 CHANGEMENTS PHYSIQUE (bis)

Anne-Catherine Poças Figueiredo

Anne-Catherine Poças Figueiredo

« 30 ans, arrêt de la cigarette, 10 kilos de plus ! Un an après, une prise de conscience et une inscription en salle de fitness. »
« En deux ans j’ai complètement changé mon rythme de vie, mon alimentation et surtout mon rapport au corps…. 22 kilos de perdus et un mental plus fort ! »
« J’aimais les cours de fitness très « cardio » et mes séances de musculation. Mais il me manquait quelque chose. Je l’ai trouvé à travers le CrossFit. Le principe de chercher à être une athlète complète me plait. Le CrossFit est bien plus qu’une simple activité physique qui m’aide à contrôler mon poids, c’est une philosophie, une manière de vivre et sa pratique me permet de voir mon corps autrement. Je ne complexe plus devant les pages de magazines, au contraire, je recherche la forme physique ! »
« Alors, oui comme beaucoup de femmes je ne suis pas satisfaite de mon aspect extérieur mais maintenant, j’accepte mon corps, je le respecte et je suis fière de ses performances et de ses progrès ! »

Anne-Catherine Poças Figueiredo, 34 ans, CrossFit Six Fours

3 – DE LA FORME

Floriane Drapeau

Floriane Drapeau

« Avant de commencer le CrossFit il y a un an, j’étais une vraie marmotte. Il me fallait au moins 8h de sommeil pour être en forme et éviter de justesse les cernes et les coups de barre. Aujourd’hui, une nuit de 6h peut me suffire, et ce, même si la séance du lendemain est corsée. »
« Ce que le CrossFit a pu m’apporter au niveau de la force? Je suis incapable de le mesurer, mais je sais au moins que maintenant, je suis capable d’ouvrir un bocal de cornichons récalcitrant sans demander l’aide de mes voisins. 🙂  »
« Non, plus sérieusement, je sens que j’ai pris de la poigne. Je suis une grande voyageuse (je prends le TGV à peu près 1 weekend sur 3), et rien que le fait de soulever ma valise est devenu moins pénible aujourd’hui. Il est maintenant rare qu’un homme s’arrête pour me proposer de l’aide. En bref, acquérir de la force ce n’est pas seulement utile pour arracher des barres olympiques, c’est utile au quotidien! »
« Enfin, pour parler alimentation, chacun doit pouvoir trouver son modèle alimentaire idéal. Personnellement, je suis paléo depuis un peu plus d’un an, et les changements ont été considérables pour moi, que ce soit en termes de perte de gras, de prise de muscles et de confort digestif. J’ai perdu 9 kgs de masse graisseuse, pris 2 kgs de muscles, et me sens plus « légère », sans parler du sentiment lié à la perte de poids globale. Plus aucun coup de barre d’après déjeuner, ni d’aigreur d’estomac ou d’autres dérangements intestinaux. Ce qui a un effet direct sur mon énergie ! Moins d’énergie utilisée pour la digestion = plus d’énergie pour les autres activités. J’ai largement l’énergie suffisante pour concilier ma vie professionnelle (9h-18h du lundi au vendredi) et entraînements (min. 5 fois par semaine) en y incluant parfois un jour de repos. »

Floriane Drapeau, 24 ans, CrossFit CrossWarriors (Montévrain)

4 – IL VOUS OUVRE AUX AUTRES

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Maëlle Roques

« Si je devais choisir le plus grand bénéfice que le CrossFit m’a apporté, ce serait sans hésiter une plus grande ouverture vers les autres, davantage de sociabilité. J’avais l’habitude de m’entraîner seule, de ne pas vraiment parler aux autres parce que je voulais être tranquille, maintenant c’est complètement l’inverse ! J’ai envie de connaitre les gens avec qui je m’entraîne, et échanger avec eux est un vrai plaisir. Dans une salle de CrossFit on se sent en confiance : Pas de miroirs, des groupes réduits et des personnes qui pratiquent un sport un peu à part, où tous les adhérents font la même chose dans un esprit très familiale : entraide, encouragement et challenge renforcent les liens entre les pratiquants, et c’est surement ce qui rend le CrossFit encore plus addictif ! »

Maëlle Roques, 24 ans, Live Free CrossFit (Miami)

5 – UN AUTRE STYLE DE VIE

Elise Labrunie

Elise Labrunie

« J’ai commencé le CrossFit en janvier 2012, mais à l’époque je faisais encore du rugby à XIII (internationale) et j’étais déjà licenciée dans un club d’haltérophilie. Du coup l’emploi du temps était assez chargé entre tous les entraînements et un travail d’infirmière à temps plein. »
« Pour la petite histoire je n’aimais pas trop le CrossFit au début (je trouvais ça dur !!!!), mais je me suis inscrite aux Opens et c’est là que j’ai vraiment accroché car il y avait l‘esprit « compétition » en plus et cela m’obligeait à apprendre des mouvements que je ne connaissais et ne maîtrisais pas ! »
« Mon travail en journée de 12h me permet de m’entraîner 2 fois par jour mes jours de repos (1 entrainement CrossFit + 1 entrainement haltéro), ce qui m’a permis d’augmenter mon niveau en CrossFit et de me qualifier en individuelle pour les Regionals des CrossFit Games en mai 2013. Le CrossFit m’a fait également progresser en haltérophilie, avec cette année une deuxième place aux championnats de France dans la catégorie moins de 58 kg. »
« Je ne me lasse jamais d’aller m’entraîner car c’est tellement varié, ce qui n’était pas le cas ma dernière année de rugby. Yohann Gigord, mon compagnon et très bon CrossFitter / Coach, est pour beaucoup dans ma progression car c’est lui qui planifie les séances et qui me pousse. »
« Le rythme d’entrainement m’oblige à avoir une hygiène de vie saine (alimentation, sommeil, etc), qui me convient car j’ai moins de « pépins physique » qu’avant. »
« Mon physique a également changé, je fais le même poids mais je suis plus « affûtée » et plus sèche. »
Elise Labrunie, 26 ans, KultureFit CrossFit Toulouse
6 – DU DÉPASSEMENT DE SOI 
Framboise Labat

Framboise Labat

« Lorsque j’ai commencé le CrossFit à un âge où mes contemporaines s’adonnent au tricot et crochet pour leurs petits-enfants, je n’imaginais pas que j’y mettrais autant de ferveur et d’énergie. Je ne me souviens pas de l’événement déclencheur qui m’a amenée à m’engager dans la compétition. Peut-être n’y en a t’il pas eu…. mais oui, c’est ça !! Le cheminement s’est fait tout seul, wod (entraïnements) après wod…
Ce besoin d’atteindre ses limites, voire de les dépasser, s’impose de lui-même. D’abord se prouver à soi-même qu’on peut toujours mieux faire (plus haut, plus vite, plus lourd) puis se confrontrer aux autres… Qui a oublié le grand bonheur qu’on ressent à faire sa première traction non assistée, son premier double-under? Et le frisson de décrocher un PR (Record Personnel) ?? »
« Jour après jour, je construis mon ambassade intérieure faite de mini succès… step by step, je gravis les marches de mon Panthéon. Aucune médaille ne peut récompenser la victoire sur soi-même. La satisfaction d’avancer encore et encore en haussant son niveau de performance tout autant que son niveau de confiance en soi… Chaque étape est gratifiante car elle est le résultat d’efforts, de transpiration, de persévérance. Rien n’est gratuit. Chaque rep compte, Chaque seconde compte. Et on continue, bravant la douleur, le manque d’air…pour atteindre le graal sanctionné par un magnifique « TIME » qui sonne comme une libération !! Jamais de ma vie, je n’ai eu autant de plaisir à « souffrir » car je sais que ces secondes difficiles sont le prix à payer pour un bien être quotidien.
Je ne me pose pas de question : je garde en permanence en ligne de mire mon rêve : participer aux Games et j’avance. Cet objectif m’oblige (avec bonheur) à développer des qualités enfouies en moi que j’ai découvertes au fil des entrainements. J’aime devenir ce que j’ai envie d’être depuis longtemps : une femme forte, solide, résistante, déterminée… J’aime aussi voir le chemin que j’ai parcouru depuis la découverte du CrossFit. Que de progrès, que de rencontres magnifiques aussi de personnes/coaches qui m’ont aidée à franchir des obstacles que je n’imaginais pas un jour franchir. Qui m’ont fait ouvrir les yeux sur tous ces possibles qu’on peut atteindre avec la volonté, le désir , l’ambition et surtout le plaisir de partager ces émotions-là avec ses partenaires d’entrainement. Le CrossFit est plus pour moi une philosophie de vie qu’une discipline sportive. Il m’a fait prendre conscience de mon potentiel et m’aide à le mettre en oeuvre aussi bien dans mes activités professionnelles que personnelles. »
« Il n’est jamais trop tard pour se rencontrer et s’épanouir. »
Framboise Labat, 57 ans, CrossFit SLV
Mesdemoiselles, Mesdames, il est légitime de se poser des questions au moment de démarrer une nouvelle activité. Mais avec le CrossFit, une chose est sûre, l’essayer, c’est avoir de grandes chances de l’adopter. Et ce n’est pas moi qui le dit 🙂
Merci aux filles ayant consacré de leur temps à la rédaction de cet article.
D’ailleurs, vous… Oui vous, CrossFitteuse.
Ne voyez vous pas une autre raison pour laquelle une femme devrait essayer notre sport?
A vos claviers !!

NPGL : Tout ce que vous devez savoir en 10 questions !

Cela a fait l’effet d’une véritable bombe dans le monde du fitness.
Il y a quelques années, le CrossFit, déjà bien installé outre-Atlantique, arrivait sur nos terres avec un partenaire de poids et un slogan tapageur mais non moins efficace : « Maintenant, le fitness est un sport ».

Quelques années plus tard, en décembre 2013, une nouvelle étape est franchie dans cette discipline. Les athlètes avaient auparavant l’occasion de briller une fois par an à travers les Games, ils ont maintenant l’opportunité de vivre de leur passion. Le CrossFit, en tant que sport, avait sa coupe du monde chaque mois de juillet, il a maintenant sa ligue professionnelle.

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La National Pro Grid League est née.

1/ Comment la NPGL s’est-elle créée ?

Tony Budding

Le fondateur et PDG de la NPGL se nomme Tony Budding. Cet ancien pilier de la société CrossFit était en charge de la partie média. C’est, entre autres, grâce à lui que les Games sont passés d’une petite compétition dans un ranch de Californie à l’événement générant plusieurs millions de dollars dans le monde. Il a eu aussi un rôle prépondérant dans la mise en place de la célèbre plateforme de streaming qui permet aux fans du monde entier de pouvoir suivre les Opens, Regionals et bien entendu les CrossFit Games. Son souhait le plus cher a toujours été de créer une ligue professionnelle pouvant rassembler les meilleurs CrossFitters de la planète et leur permettant de signer des contrats, pouvant alors compter sur des revenus réguliers. Seulement, le jour où Tony Budding a soumis le projet aux dirigeants de chez CrossFit, leurs visions des choses ne concordaient pas. Croyant toujours fermement en son projet, Budding prit la décision de le lancer seul. Puisque CrossFit HQ ne souhaite pas donner suite, alors cela se fera sans eux.

En décembre 2013, Budding claqua la porte de chez CrossFit et lança officiellement le projet NPGL.

2/ De quoi la NPGL est-elle constituée ? 

A l’instar de la NBA, de la NFL ou d’autres sports majeurs aux Etats-unis, la NPGL regroupe plusieurs franchises représentant plusieurs grandes villes américaines (8 pour la première saison). Tony Budding a souhaité que l’implantation de ces franchises couvre le plus vaste territoire possible. Comme dans les autres sports professionnels, chaque équipe sera en droit de faire signer des contrats, d’une durée déterminée, et de payer comme bon lui semble  leurs athlètes. A savoir que toutes ces franchises sont dirigées par des entités à but lucratif (les San Francisco Fire sont par exemple dirigés par la société « Human Potential Management, Inc.).

3/ Comment ces équipes se sont construites ? 

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Chaque équipe est constituée de 7 hommes et de 7 femmes, plus 2 hommes et 2 femmes en réserve, pouvant être appelés à n’importe quel moment de la saison.
Sur ce total de 18 athlètes, chacune de ces équipes choisit par ses propres moyens 4 hommes et 4 femmes. La plupart de ces athlètes choisis sont des top athlètes du CrossFit mondial. Les autres membres sont choisis à travers un processus de sélection commun à toutes les équipes dont je parlerai un peu plus bas : La Draft. 
Autre obligation, toutes les équipes doivent au moins compter 1 athlète homme et 1 athlète femme de plus de 40 ans.

4/ Comment fonctionne la Draft NPGL ? 

Comme pour la NBA, la Draft est le processus global de sélection des athlètes par les équipes. Les différentes étapes constituant cette Draft se nomment « Combines ». Chaque Combine est un événement de plusieurs jours, réunissant de nombreux athlètes souhaitant faire partie de l’aventure NPGL et ne faisant pas partie de l’effectif de base des 8 athlètes choisis par les équipes.
Durant ces Combines, chaque prétendant doit prouver ses capacités à performer de façon individuelle, mais également en équipes, à travers plusieurs épreuves. Sur les 21 épreuves individuelles, aucune n’est obligatoire. Chaque athlète choisit les épreuves qu’il juge nécessaire à sa mise en avant. Chaque combine dure trois jours, un jour pour les athlètes masculins, un pour les femmes et un pour les épreuves par équipes (concernant les 48 meilleurs hommes et les 48 meilleures femmes des deux premiers jours).
Les villes de Los Angeles, Atlanta, Dallas et Boston ont toutes accueilli une Combine. Durant chacune d’entre elles, chaque franchise était libre de faire signer à n’importe quel moment un athlète. A la fin de chaque weekend d’épreuves, une liste d’athlètes qualifiés pour la Combine finale de Las Vegas (Elle a eu lieu le 16 juin 2014) est constituée.
Après cet événement, toutes les franchises seront entièrement formées et prêtes à démarrer la saison.

5/ Quelles équipes forment la NPGL ? 

Comme précisé plus haut, pour son année de lancement, Budding a voulu faire quelque chose de simple et d’accessible pour les spectateurs. 8 équipes constituent donc cette première saison :

Les Boston Iron 

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Les DC Brawlers (Washington)

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Les Los Angeles Reign

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Les Miami Surge

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Les New-York Rhinos

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Les Philadelphie Founders 

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Les Phoenix Rise

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– Et enfin Les San Francisco Fire

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6/ Quelles stars pourrons- nous voir ? 

A ce jour, et en attendant la fin de la Draft, les équipes ont déjà fait signer plusieurs top athlètes mondiaux :

Boston Iron  (Headcoachs Justin Wright & Aaron Landes): Spencer Hendel, Danielle Horan, Lisa Mikkelsen (+40), Jessa Lemoine, Paul Teehan (+40), Katrin Tanja Davidsdottir, Mike Agbarian, et bien d’autres …

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Spencer Hendel

DC Brawlers (Headcoach Justin Cotler) : Ron Ortiz (+40), Taylar Stallings, Christy Adkins, Lindsay Bourdon, Janet Black, Jerry Hill (+40), Christian Harris, Alec Smith, Marcus Hendren et encore d’autres…

Jerry Hill

Los Angeles Reign (Headcoach Dustin Hyland) : Sheila Barden, Noah Ohlsen, Becky Conzelman (+40), Jon Pera, Lindsey Valenzuela, Kenny Leverich, Chris Dozois (+40), Tommy Hackenbruck, et d’autres…

Lindsay Valenzuela

Lindsay Valenzuela

Miami Surge (Headcoach Steven Bowser) : Lauren Brooks, Talayna Fortunato, Alex Anderson, Jennifer Jones, Dominick Maurici et d’autres…

Talayna Fortunato

Talayna Fortunato

New-York Rhinos : (Headcoach Ian Berger) : Annie Thorisdottir, Amy Mandelbaum (+40), Danielle Sidell, Mat Fraser, Elijah Muhammad et quelques autres …

Annie Thorisdottir

Annie Thorisdottir

Philadelphie Founders (Headcoach Jason Leydon) : Kaleena Ladeairous, Craig Kenney, Amanda Allen (+40), Eric Magee, Megin Oczkowski, Daniel Tyminski, Seth Silva (+40), Kristine Andali et encore d’autres…

Kaleena Ladeairous

Kaleena Ladeairous

Phoenix Rise (Headcoach James « OPT » FitzGerald) : Danny Nichols, Amanda Goodman, Lisa Rendic (+40), James « OPT » FitzGerald (+40), Nate Shrader, Marcus Filly et d’autres, encore plus attendus …

James "OPT" Fitzgerald

James « OPT » Fitzgerald

San Francisco Fire (Headcoach Jerry Jones) : Annie Sakamoto, Chad Augustin (+40), Cheryl Brost (+40), Ben Garard, Sam Dancer, Alessandra Pichelli, et d’autres encore…

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7/ Comment se dérouleront les matchs de la NPGL ? 

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Les matchs durent 2 heures. Durant ces 2 heures, les équipes s’affrontent sur un total de 11 « Races », autrement dit, 11 courses. Le but d’une course étant de passer de la zone de départ à la zone d’arrivée le plus rapidement possible. Durant ces Races, chaque équipe se compose de 8 athlètes (4 hommes et 4 femmes, au moins 1 homme et 1 femme doivent être âgés de plus de 40 ans). La première équipe étant entièrement arrivée à la zone de fin emporte la Race. Bien entendu, entre le départ et l’arrivée, de nombreuses épreuves se présentent sur le chemin des athlètes avec pour chacune d’entre elles, un nombre de répétitions ou une charge, combinés à un ou plusieurs mouvements. Chaque équipe décide de sa stratégie. Chaque atelier est réalisable par autant d’athlètes différents que souhaité. La tactique aura donc une place prépondérante durant ces Matchs.

Exemple de Race : 
40 – One arm, kettle bell, overhead squats
40 – Chest to bar pull-ups
4 – Rope climbs
40 – Shoulder to overhead (women 95lbs/ men 155 lbs)

8/ Comment pouvons-nous assister à ces Matchs depuis chez nous ? 

Tony Budding gérait la partie média chez CrossFit HQ, vous vous doutez bien qu’il sait de quoi il parle et qu’il nous offrira ce spectacle en direct. Le principe sera exactement le même que pour les rendez-vous CrossFit. Il faudra se connecter sur le site de la NPGL au moment des événements et le streaming fera le reste.

9/ Quel est le programme, et quand pourrons nous voir les matchs ? 

Vous êtes en retaaaaaaard !!!

Bon, vous êtes pardonnés, mais c’est bien parce qu’un seul match a déjà eu lieu. On a pu voir s’affronter deux des favoris pour le titre : Les Rhinos de New York et les Los Angeles Reign. Malgré un avantage chez les bookmakers pour la franchise californienne, ce sont les New York Rhinos qui l’ont emporté 25 à 20.

Vous voulez revoir ce match ? Rien de plus facile, connectez-vous sur la chaîne Youtube de la NPGL.

Programme inaugural de la saison

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10 ème et dernière question : 

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Quelle équipe allez-vous supporter ? 

Damien Stymans